2026. Cela fait exactement 10 ans que Mind Parachutes existe.

Au début de cette aventure, je cherchais simplement à partager ce que j’apprenais sur le développement personnel, sous une forme à la fois pédagogique et fun.

Le choix de résumer des livres m’assurait de ne jamais me retrouver à court d’arguments.

Le choix du rythme de publication hebdomadaire m’obligeait à lire un nouveau livre chaque semaine.

10 ans plus tard, cela continue encore chaque dimanche.

Si je consacre toujours autant de temps à un projet après dix ans, c’est que ce projet doit représenter quelque chose d’important pour moi.

Mais pourquoi ?

Quel est le sens du travail que je réalise avec Mind Parachutes ?


Lors d’une discussion sur mon activité avec Gérald (un entrepreneur que j’apprécie beaucoup), il m’a posé une question que je m’étais déjà posée moi-même à plusieurs reprises, sans réussir à y répondre de manière claire.

Gérald m’a demandé :

Matteo, tu as désormais résumé des centaines de livres de pleins d’auteurs différents. Tout ça est très intéressant.

Mais toi, quel est ton message à toi, dans ce projet ?”.

J’ai donc profité de sa suggestion, et je me suis dit que le moment était venu de se pencher sérieusement sur cette question, et d’y apporter une réponse claire et consciente.

Et si j’ai décidé d’en faire une vidéo dessus, avec un format assez différent que d’habitude, c’est parce que je suis convaincu que la réponse te concerne aussi, surtout si tu suis Mind Parachutes depuis un moment.

Elle devrait te permettre de comprendre plus clairement sur quel chemin tu t’es embarqué au moment où tu as décidé de t’abonner à la chaîne.

Les 3 convictions à la base de Mind Parachutes

C’est à la question : “quel est mon message à moi ?” que j’essaie de répondre dans cet article.

Cela fait donc plusieurs années que je résume des livres sous un format animé.

Des livres sur des sujets différents, du développement personnel aux finances personnelles, et à l’entrepreneuriat.

Les auteurs ne disent pas tous la même chose. Pourtant, j’étais convaincu qu’il y a bien quelque chose qui relie tout cela.

A force d’y penser, quelque chose a commencé à émerger. Au départ de manière confuse. Et puis, de manière de plus en plus explicite.

Si je devais les résumer, voici les 3 convictions personnelles qui soutiennent tout mon travail sur Mind Parachutes :

  1. Bien se connaître pour trouver son chemin : je ne crois pas du tout à des recettes universelles pour réussir sa vie. Je suis convaincu que, pour être satisfait de sa propre vie, chacun a besoin de trouver, et avancer, sur un chemin qui lui est propre. Et la connaissance de soi est le point de départ essentiel pour ne pas se tromper de direction.
  2. S’autoriser à se faire confiance : si on attend que quelqu’un vienne nous encourager à tracer notre chemin, on risque d’attendre longtemps. Avec leur meilleure intention, nos proches vont essayer de nous influencer. Mais tu n’as besoin ni de leur autorisation ni de leur aide : tu as déjà tout ce qu’il te faut pour réussir sur le chemin que tu as choisi pour toi.
  3. Apprendre pour agir avec discernement : ce n’est pas parce que le nôtre est un chemin personnel que nous ne pouvons pas apprendre de l’expérience et de la connaissance que d’autres ont déjà développé. Lire, apprendre, se former, ce sont des excellentes manières d’acquérir les outils et les connaissances nécessaires pour réussir sur notre chemin. Cela n’élimine pas le risque de faire des erreurs, mais c’est sûrement beaucoup plus efficace que d’essayer de toujours se débrouiller tout seul.

Voici plus en détail comment ces convictions structurent ma manière de travailler, de choisir les livres, et de proposer les contenus de Mind Parachutes.

1. Bien se connaître pour trouver son chemin

S’il y a une chose que je peux reprocher à un certain type de littérature de développement personnel, est la manière un peu trop simpliste et directive de proposer une recette universelle qui permettrait d’obtenir ce que l’on veut de la vie : du succès, de l’abondance, de la satisfaction.

Bien sûr, il y a des principes intéressants à connaître. Mais je trouve que la vie et les contextes dans lesquels nous nous trouvons sont beaucoup trop riches et complexes pour qu’une solution universelle soit réellement efficace.

S’il existait vraiment une approche qui assure le succès dans 100% des cas, sans aucune exception, ça se saurait depuis bien longtemps.

Donc, oui : je trouve que chercher l’inspiration, l’aide, l’enseignement de quelqu’un d’autre peut être utile pour atteindre les résultats que l’on cherche.

Mais cela à deux conditions :

  1. que l’on sache précisément ce que l’on cherche à obtenir,
  2. et que l’on suive une méthode qui convient à notre contexte, notre personnalité, nos contraintes.

C’est pour cette raison que la connaissance de soi est fondamentale.

Beaucoup de discours de développement personnel partent implicitement du principe qu’il existe une manière plus juste de fonctionner. Qu’il faudrait tendre vers un modèle plus efficace, plus confiant, plus discipliné.

En ce qui me concerne, je ne pense pas qu’il y ait un chemin meilleur qu’un autre, un résultat plus enviable qu’un autre. Tout dépend de ce que tu cherches à obtenir dans ta vie.

Je suis convaincu que se forcer à devenir quelqu’un que l’on n’est pas, comme parfois on peut être tentés ou invités à faire, n’est vraiment pas la bonne approche.
Je suis convaincu que la meilleure piste est de devenir encore plus profondément soi-même.

Prendre le temps d’observer son propre fonctionnement, repérer les endroits où l’on agit par automatisme, par peur, par conformité, comprendre comment on prend ses décisions.

C’est ça que je trouve essentiel : s’observer, juste ça. Sans se juger, ou essayer de changer tout de suite.

Et c’est ça que je trouve intéressant dans les livres. Apprendre ce que pensent les autres, afin de mieux se connaître soi-même.

2. S’autoriser à se faire confiance

Dès que l’on commence à mieux se connaître, on risque très vite de se confronter à une nouvelle difficulté.

On peut avoir une intuition claire de ce que l’on veut, et ressentir que c’est quelque chose de juste, d’aligné pour nous.

Mais souvent, il reste un doute.

Sur sa capacité à voir juste ou sur son propre jugement. Mais aussi sur sa capacité à tenir dans le temps une décision que l’on a prise.

C’est à ce moment-là que l’on risque de revenir en arrière, de chercher la rassurance ou le guide du regard des autres, surtout des personnes que l’on aime et l’on apprécie le plus.

On se dit que, après tout, ils savent mieux que nous.

Ils ont une vision plus objective, ils arrivent à voir ou comprendre des choses que nous mêmes ne voyons ou ne comprenons pas.

On croit sincèrement qu’ils sont plus capables, plus solides, plus légitimes.

Or, la plupart du temps, le problème ce n’est pas d’avoir des doutes.

C’est l’expectative de ne pas en avoir, et donc la mauvaise interprétation que la présence d’un doute est le signe que quelque chose ne va pas.

Sauf qu’en réalité, avoir des doutes, même souvent, est inévitable.

Ils sont souvent liés à nos peurs : de se tromper, de ne pas y arriver, d’être jugés par les autres.

Assumer ses choix, et leurs conséquences, est un geste extrêmement courageux.

Et parfois, ce courage est au-delà de ce que l’on arrive à supporter.

C’est pour ça que l’on revient sous nos pas, qu’on essaie de composer avec les attentes des personnes autour de nous, que l’on abandonne notre jugement pour reprendre celui des autres.

S’autoriser à se faire confiance ne veut pas dire être convaincu que l’on aura toujours raison. Cela concerne l’acceptation que personne ne pourra jamais affirmer des certitudes absolues.

Personne ne peut garantir que nos choix sont les bons.

Mais, s’ils sont le résultat d’une réflexion sincère et non superficielle, ils bénéficient d’un atout que n’importe quel autre avis extérieur n’aura jamais : une fenêtre ouverte sur notre monde intérieur.

Une connaissance depuis l’intérieur.

Se faire confiance consiste à accepter d’avancer sans validation extérieure. Pas par orgueil. Pas par opposition.

Mais par responsabilité.

3. Apprendre pour agir avec discernement

Les deux convictions que je viens de partager pourraient donner l’impression que chaque individu devrait avancer seul, en se méfiant de toute influence extérieure.

Ce n’est pas du tout ce que je pense.

Et je n’aurais pas pris le temps de lire, analyser et résumer 500 livres en 10 ans si je le pensais.

Penser par soi-même ne signifie pas essayer de tout inventer seul, ni de refuser l’apport des autres.

L’expérience accumulée et partagée par d’autres est trop précieuse pour passer à côté.

Une fois que l’on a pris le temps de se connaître, une fois que l’on s’est autorisé à se faire confiance (malgré les doutes et les incertitudes), il devient pertinent et très malin d’aller chercher ce que les autres peuvent nous apporter.

Dans notre ouverture à l’aide extérieure, nous ne sommes pas en train d’abdiquer notre responsabilité. Au contraire, nous affirmons notre choix d’aller chercher les informations, les outils, les stratégies les plus adaptés et les plus efficaces dans notre situation.

Lire, apprendre, se former sont de très bons moyens d’améliorer avec le temps notre compréhension, nos choix et nos actions. De gagner en discernement.

L’immense valeur que je trouve dans les livres que je partage sur cette chaîne c’est leur capacité à distiller des années (voire des décennies) d’études, de réflexion, d’expérimentation, parfois même d’échecs, de la part des personnes qui les ont écrites.

Ils nous permettent de rentrer, le temps de notre lecture, dans une vie différente de la nôtre. De gagner en expérience, d’anticiper certaines difficultés, de mettre des mots sur des idées ou des émotions que nous avons en nous, et que nous n’arrivons pas à exprimer clairement.

Bien sûr, il ne s’agit pas de recettes à appliquer à l’aveugle, ou de solutions clé en main.

Pour que leur application soit réussie, nous avons besoin de les interpréter, de les adapter. De choisir ce qui a du sens dans notre contexte, et ce qu’il vaut mieux laisser de côté.

Il n’est jamais question de partir à la recherche de la méthode la plus rapide ou la plus performante.

Mais de se donner les moyens d’agir de manière plus consciente. Plus cohérente. Plus alignée avec ce que l’on juge juste.

Ce que cette clarification change pour Mind Parachutes

Voilà, tu connais désormais la meilleure réponse que je suis en mesure de donner aujourd’hui à la question : Quel est mon message à moi, dans le projet Mind Parachutes ?

Et bien c’est de te présenter mes lectures et mes réflexions, filtrées par mes propres convictions :

1. Bien se connaître pour trouver ton chemin

2. S’autoriser à se faire confiance

3. Apprendre pour agir avec discernement

Connaître cette réponse m’a naturellement porté à expliciter également quelques évolutions sur le contenu à proposer sur la chaîne :

  • le format de synthèse animée des livres va naturellement rester le socle central, puisqu’il représente l’ADN même de Mind Parachutes.
  • de manière ponctuelle, je réaliserai aussi des formats face-caméra, comme celui d’aujourd’hui, dans lequel je vais plutôt partager mes projets, mes réflexions, et mon cheminement personnel.
  • et aussi, j’aimerais partager un format mixte face-caméra et animation, pour te montrer comment j’intègre concrètement dans mon quotidien les idées et les outils que je découvre.

Maintenant que tu connais mon point de vue sur la question, je me permets de te demander, si tu en as envie, de me faire un retour.

Qu’est-ce que représente pour toi Mind Parachutes ?

Quel est, selon toi, le message qui s’en dégage ?

Ton avis va m’aider à alimenter la réflexion.

A très vite, pour de nouvelles idées !!!