Il y a une question que je me pose régulièrement. Une question dans laquelle je pense que tu peux te reconnaître.

Je ne me la pose pas tous les jours. Elle n’est pas présente en permanence. Mais elle revient de manière très régulière.

C’est une question très simple. Et en même temps, très inconfortable. « À quoi ça sert, ce que je suis en train de faire ? »

Ce qui m’a surpris, ce n’est pas tant de me poser cette question.

C’est qu’elle soit encore là, même après avoir fait des choix que je pensais décisifs.

À partir du moment où nos besoins de base sont couverts, cette question finit presque toujours par apparaître. Si elle revient, ce n’est pas par hasard. C’est souvent parce qu’elle pointe quelque chose qui demande notre attention.

Pour quelques personnes, leur mission vitale apparaît comme une évidence. Elles ne l’ont même pas à chercher.

Mais pour la plupart des gens, après la question : “de quelle manière je suis censé contribuer au monde ? quel est le sens de ma vie ?” il y a un long silence gêné.

Personnellement, j’appartiens à cette deuxième catégorie.


D’ailleurs, j’ai toujours secrètement envié mon épouse, Cristina, pour qui la réponse était claire : le sens de sa vie, est de faire de l’art, de mettre sa sensibilité et au service de la création d’œuvres.

Pour moi, la réponse a toujours été moins claire. Oui, j’ai envie d’aider les autres, de laisser une contribution positive derrière moi. Mais qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?

Il y a aussi une vision très binaire de cette question.

Comme s’il existait un moment précis où tout bascule. L’agglomérat de doutes, confusion, hésitations se transforme d’un coup dans une vision limpide pour notre vie et notre avenir.

Et que cette clarté va porter à un  « bon choix », un virage qui va nous mettre instantanément dans la bonne direction : changer de travail, de partenaire, de lieu de vie.

Comme si la question du sens avait une date de péremption : on y répond une fois, et c’est réglé pour le reste de notre vie.

Moi, j’y ai cru pendant plusieurs années.

Pourtant, même après avoir fait des choix forts, même après avoir quitté un cadre qui ne me convenait plus, même après avoir suivi mes objectifs les plus ambitieux, cette question continue souvent de revenir.

On peut penser que si on se pose encore cette question, c’est parce que l’on se serait trompé de chemin.

Mais, si on l’observe de plus prêt, on constate que le vrai décalage vient peut-être de ce qu’on attend de cette question.

Aujourd’hui, j’aimerais te partager ce que j’ai compris en voyant que, même après avoir choisis ma vie de rêve, cette question ne disparaissait pas… et ce que ça change quand on arrête de chercher à y répondre trop vite.

Le choix de devenir entrepreneur

Avant de te parler de ce que j’ai compris, il faut que je te parle d’un moment où j’ai vraiment cru avoir réglé cette question.

Pendant longtemps — surtout au début de ma vie professionnelle — une vie réussie avait pour moi une définition très claire.

À la sortie de l’école, j’ai passé près de quinze ans dans une grande entreprise. À cette époque-là, ma grille de lecture était simple : réussir sa vie professionnelle, c’était faire carrière, gravir les échelons, accéder à des postes de plus en plus reconnus.

Je cherchais — sans toujours me l’avouer — des signes extérieurs de réussite. Un titre qui sonne bien sur LinkedIn. Un poste qui, quand je retrouvais mes camarades de lycée, donnait le sentiment que « j’avais réussi » ma vie.

Et pendant un temps… ça a fonctionné. Pas au sens du bonheur profond, mais au sens où cette trajectoire me donnait une réponse claire. Une réponse socialement validée.

Puis, progressivement, quelque chose s’est déréglé. Je me suis rendu compte que cette voie ne m’apportait pas le type de satisfaction que j’en attendais.

Que ce qui me manquait vraiment, ce n’était pas un niveau de responsabilité supplémentaire, mais autre chose.

Avec le temps, j’ai compris que ce qui me manquait vraiment n’était pas une promotion de plus, mais plus d’autonomie et de liberté.

La liberté de choisir où je travaille. La liberté d’organiser mon temps. La liberté de décider sur quels projets je mets mon énergie, et avec qui.

C’est ce qui m’a conduit, progressivement, vers l’entrepreneuriat. Pendant sept ans, j’ai développé Mind Parachutes à côté de mon travail.

Puis, il y a trois ans, j’ai décidé de franchir le pas et de m’y consacrer à temps plein.

À ce moment-là, j’étais convaincu d’une chose : une fois ces trois libertés acquises — le temps, le lieu, les projets — la question du sens allait enfin se taire.

Et d’une certaine manière, il y a bien eu un avant et un après. Ma vie quotidienne a profondément changé.

Mais ce que je n’avais pas anticipé, c’est que la question “c’est quoi le sens de ma vie”, elle, n’a pas disparu.

A certains moments, elle est toujours là. Par cycles.

Et c’est précisément là que j’ai dû me rendre à l’évidence. Très probablement, cette question ne va jamais disparaître.

Elle m’accompagnera pendant le reste de ma vie.

Et ce qui est le plus important, ce n’est pas tellement quelle réponse on donne à la question.

Mais la manière dont on choisit de l’écouter. 

Il y a en particulier trois enseignements que j’aimerais partager avec toi :

  1. Vouloir répondre trop vite à cette question est souvent une manière de soulager l’inconfort. Pas de l’éclairer. Et à force de chercher à l’éteindre, on passe souvent à côté de ce qu’elle essaie de nous montrer.
  2. Tant que tu cherches la bonne réponse, tu risques de perdre beaucoup de temps. Parce qu’il n’existe pas de réponse universelle. Ce qui compte, ce n’est pas de trouver la bonne réponse en général, mais ta réponse, dans ton contexte, à ce moment précis de ta vie.
  3. À mesure que tu avances, une chose devient décisive : construire des actifs. Des choses que tu bâtis une fois, et sur lesquelles tu peux t’appuyer pendant longtemps. Des choix, des projets, des compétences, des systèmes qui continuent de produire de la valeur, même quand tu n’es pas en train d’y consacrer ton temps.

C’est ce troisième point qui te permettra de répondre à la question du sens avec toujours plus de liberté et d’audace.

Les actifs ne donnent pas la réponse. Mais ils te donnent l’espace pour choisir.

A chaque itération, tu pars d’un point un peu plus élevé que le précédent. Et choisir une nouvelle évolution sans tout quitter ou recommencer, devient de plus en plus simple.

Mais reprenons les choses dans l’ordre.

1. La valeur n’est pas dans la réponse. Elle est dans la question

Les premières fois que cette question du sens s’est présentée, ma première réaction n’était pas de l’écouter. C’était de faire semblant qu’elle n’était pas là.

L’évitement c’était une manière instinctive de me protéger d’une situation inconfortable.

À ce moment‑là, dans ma tête il était tout simplement inenvisageable de remettre en cause mon quotidien de salarié dans un grand groupe. Et comme j’avais le sentiment de ne pas pouvoir agir, me poser cette question ne faisait que créer une souffrance inutile.

À quoi bon réfléchir au sens de ce que je fais si je n’ai pas la possibilité de changer quoi que ce soit ?

Tant que mes journées étaient bien remplies, tant que je pouvais me concentrer sur ce que j’avais à faire, je pouvais repousser la question à plus tard.

Ce n’était pas par lâcheté, mais plutôt par pragmatisme. Se poser une question sans issue apparente, c’est éprouvant.

Mais il y a un moment où cette stratégie ne fonctionne plus. Parce que la question revient.

Pour moi c’était le dimanche après-midi. C’était le moment calme de la semaine, et là il n’y avait plus moyen de me cacher le fait que je n’étais pas satisfait de ma vie.

Quand la question devient aussi insistante qu’elle est impossible à éviter, nous finissons souvent par adopter une deuxième réaction de protection : vouloir la faire taire aussi vite que possible.

Dans cette situation, le réflexe est de chercher rapidement une réponse qui tienne la route.

Avoir une réponse nous apaise, nous donne l’impression que tout est sous contrôle.

Parfois, on arrive même à trouver une histoire cohérente. Rassurante. Voire brillante.

Le problème ici n’est pas de chercher une réponse. C’est de se jeter sur la première qui nous paraît raisonnable pour ne plus ressentir l’inconfort.

Dans ce cas-là, le rôle de cette réponse n’est pas d’éclairer la situation. Mais de calmer la tension.

Conséquence : cette réponse a souvent une durée de vie limitée.

Récemment, en constatant que cette question continuait à revenir, j’ai compris quelque chose d’assez simple, mais pas évident à accepter.

La valeur de cette question ne se situe pas dans la réponse qu’on sait lui apporter. Elle se situe dans la manière dont elle nous oblige à regarder notre vie autrement.

Bien accueillir cette question, ce n’est pas chercher tout de suite une réponse. Mais d’accepter de rester avec la question.

Il ne s’agit pas de renoncer à agir, de se complaire dans le doute.

Mais d’accepter une tension fertile, qui nous oblige à observer ce qui ne fonctionne plus, et qui donc nous demande d’évoluer.

Quand on cesse de vouloir faire taire la question à tout prix, elle cesse d’être un problème. Elle devient un point d’appui.

Non pas pour décider une fois pour toutes. Mais pour éclairer nos choix, nous accompagner, nous faire évoluer.

2. Ne cherche pas LA réponse, cherche TA réponse

Pendant longtemps, quand cette question du sens se présentait, j’ai cherché une bonne réponse. Une réponse universelle, définitive. Une réponse suffisamment solide pour ne plus avoir à y revenir.

Au début de ma carrière, pour moi, la réponse était simple : gravir les échelons de l’entreprise, obtenir des postes de plus en plus reconnus.

Cette réponse avait l’avantage d’être claire, lisible et socialement valorisée. Elle me donnait un cap à suivre, et le sentiment d’être sur le bon chemin.

Puis, progressivement, cette réponse a cessé de fonctionner.

En devenant entrepreneur à temps plein, une nouvelle réponse a naturellement pris sa place. Cette fois-ci, elle était presque à l’opposé de la précédente.

Réussir, c’était générer beaucoup d’argent tout en travaillant le moins possible.

La clé était d’automatiser, d’optimiser. De créer des systèmes qui tournent sans moi.

Cette réponse était séduisante : elle promettait liberté, efficacité, indépendance. Et pendant un temps, j’y ai cru.

Mais là aussi, quelque chose sonnait faux.

Dans les deux cas, je cherchais encore à appliquer des recettes proposées par d’autres. Or, je ne dis pas que avoir une vie professionnelle réussie ou une entreprise prospère est un problème.

Au contraire : je trouve qu’elles apportent de la sécurité et des options.

Mais, la plupart du temps, ce ne sont que des moyens. Des outils pour arriver à d’autres objectifs, plus profonds, plus alignés avec nos valeurs.

En ce qui me concerne, j’ai compris que j’ai besoin de sentir que je contribue à quelque chose de plus large que moi. Que j’ai besoin de travailler avec d’autres personnes. D’échanger. De confronter mes idées. D’avoir du contact humain.

Un business 100 % automatique, sans contact humain, n’est tout simplement pas fait pour moi. 

Chercher TA réponse, plutôt que celle proposée par la société, c’est accepter ta part d’unicité.

Et accepter que ta réponse évolue, avec le temps et les étapes de ta vie.

3. Construis tes actifs pour agrandir les champs du possible

Le troisième enseignement que je souhaite partager avec toi c’est un point décisif que j’ai mis du temps à comprendre.

Dans mon éducation, on m’a appris à travailler dur, et à faire du mieux que je peux. C’est un enseignement qui a beaucoup de valeur. Cela m’a permis de développer de la persévérance et une bonne éthique de travail.

Mais tant qu’il n’est pas soutenu par de bases solides et pérennes — qu’elles soient financières, relationnelles, ou des compétences recherchées — travailler dur et faire de son mieux ne suffit pas.

Chaque remise en question devient un dilemme difficile à vivre.

Soit on accepte de rester à contrecœur dans une situation qui ne nous convient plus par manque d’alternatives. Soit on décide de changer… mais au prix de tout recommencer à zéro.

C’est face à ce dilemme que beaucoup de personnes se retrouvent coincées.

Pas par manque de lucidité ou de courage, mais par manque d’alternatives.

Construire des actifs, c’est précisément ce qui permet de sortir de ce piège.

Un actif, ce n’est pas uniquement financier. C’est tout ce que tu construis une fois, et sur lequel tu peux t’appuyer dans le temps. Des compétences approfondies. Des relations de confiance. Un projet qui tourne sans dépendre uniquement de ton énergie quotidienne.

Ces actifs créent de la stabilité. Et paradoxalement, c’est cette stabilité qui rend la liberté possible.

En ce qui me concerne, je ne me suis pas lancé à 100 % dans l’entrepreneuriat par un acte de foi ou un saut dans le vide. Je l’ai fait une fois que Mind Parachutes générait déjà des revenus proches de mon ancien salaire.

Et avant moi, des investissements immobiliers que nous avons fait ont permis à mon épouse de quitter une carrière en entreprise pour se consacrer pleinement à sa pratique artistique.

À chaque fois, il ne s’agit pas de tout quitter pour voir ce qui se passe. Mais d’ajouter une couche, un appui supplémentaire, avant de faire évoluer la suite.

Construire des actifs ne donne pas une réponse à la question du sens. Mais cela élargit significativement l’espace dans lequel tu peux y répondre.

Il y a une chose que j’aurais aimé comprendre plus tôt : il vaut mieux ne pas attendre la prochaine crise pour s’y mettre. Ce serait prolonger le dilemme.

Commence aujourd’hui, avance par des petits paliers et des ajustements réguliers.

Tu as toujours la possibilité de tester, observer, ajuster.

Et à mesure que tu avances, tu pars d’un point un peu plus élevé que le précédent.

Avec le temps, répondre à la question du sens devient moins une urgence… et davantage un choix.

Voilà, tu sais maintenant pourquoi je pense que la question du sens n’est pas un problème à résoudre une bonne fois pour toutes.

Elle est plutôt une boussole qui nous aide à ajuster progressivement notre trajectoire.

C’est exactement mon intention avec Mind Parachutes : aider des professionnels en milieu de carrière à sortir de l’insatisfaction et du manque de sens, pour retrouver une direction claire et un élan durable — sans tout quitter, et sans repartir de zéro.

Dis-moi en commentaire quelle question revient le plus souvent pour toi en ce moment.

Et comment je pourrais mieux t’aider à trouver TA réponse.

Et à très vite, pour de nouvelles idées !!!

Merci encore pour ton attention.


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