On entend de partout que l’Intelligence Artificielle est une vraie menace pour le monde du travail. Peut-être, tu es le premier à te sentir concerné. Mais, comme n’importe quelle autre technologie, l’IA offre aussi des opportunités incroyables.
Je pense même qu’elle soit un des outils le plus puissants pour ton développement personnel.
Ce qui m’intéresse dans cette vidéo, ce n’est pas de te faire une liste d’outils à la mode.
Il y a beaucoup d’autres chaînes Youtube qui parlent de ça de manière très exhaustive.
Ce qui m’intéresse le plus, c’est de partager avec toi pourquoi (et comment), je trouve que l’Intelligence Artificielle représente déjà un des leviers les plus importants de son développement personnel.
L’évolution de ces 6 derniers mois est étonnante, et cela va devenir encore plus le cas pour le futur.
Je crois que la valeur de l’IA comme outil de développement personnel tient principalement à trois choses :
- d’abord, un accès immédiat et pratiquement illimité au savoir — pas juste une liste de liens comme un moteur de recherche, mais une vraie conversation, quel que soit le sujet ou ton niveau de départ. C’est l’usage que nous, le grand public, nous avons découvert en premier il y a désormais 4 ans avec l’arrivée de chatGPT.
- en deuxième lieu, l’intelligence artificielle multiplie les compétences que tu peux mobiliser seul, à un coût dérisoire voir nul : monter une vidéo, créer des images ou des sites web, coder une application. Des choses qui était en dehors de ta portée hier, l’IA les fait aujourd’hui à ta place, mieux et plus vite que toi.
- Et enfin, une capacité d’action de plus en plus autonome : tu poses le cadre, elle mène le projet. Cela peut multiplier de manière très significative ta capacité d’action : quelque chose qu’avant t’aurais demandé beaucoup plus de temps ou d’argent, désormais tu peux l’envisager grâce à l’utilisation de ces outils.
Positionnement
Je m’appelle Matteo Venturi, et Mind Parachutes s’adresse à celles et ceux qui cherchent plus d’autonomie et de liberté dans leur vie.
Ma vision de l’IA aujourd’hui
Si on prend 2 minutes pour explorer un peu plus en profondeur pourquoi l’IA représente un levier majeur dans son développement personnel, les retombées sont beaucoup plus profondes que ce qui peut paraître à premier abord.
L’accès immédiat au savoir, par exemple, ce n’est pas juste qu’avoir une information est juste « plus rapide qu’avant”.
C’est une démocratisation incroyable et pratiquement gratuite de l’information.
Désormais, tu as les mêmes capacités d’accéder à un savoir au même titre que n’importe qui d’autre dans le monde. À tout moment, tu peux accéder au plus grands experts du monde, de n’importe quelle discipline, et savoir comment cela peut s’appliquer précisément à ton cas de figure.
Il y a encore quelques années, ce privilège-là se payait au prix fort. Des dizaines de milliers d’euros pour intégrer les universités les plus prestigieuses. Ou l’équivalent en honoraires, pour t’offrir quelques heures avec un consultant capable de te donner cette réponse-là, précise, calibrée pour ta situation.
L’accès immédiat au savoir représente aussi la fin d’une des excuses les plus utilisées pour ne pas avancer sur un projet. Désormais, on ne peut plus dire : « je ne sais pas par où commencer » sur un sujet.
Toute l’information nécessaire pour avancer dans un sujet est à ta portée, il suffit de demander.
De plus, l’élargissement des compétences change énormément ta capacité d’action. Même si tu ne peux pas (ou ne veux pas) demander de l’aide externe, la taille de ton ambition n’est plus limitée par ce que tu sais faire toi-même.
Un projet que tu repoussais depuis des années parce qu’il te manquait une compétence donnée devient soudainement accessible.
Et la capacité d’action autonome, enfin, c’est celle qui me fascine le plus. Parce qu’elle déplace la vraie question. Ce n’est plus « est-ce que je sais faire ça », ni même « est-ce que j’ai le temps de le faire ». C’est : « est-ce que je sais exactement ce que je veux, assez précisément pour le déléguer » ?
C’est cette prise de conscience qui, depuis quelques semaines, m’a permis de voir l’utilisation de l’intelligence artificielle de manière complètement inattendue.
C’est peut être mon ancien métier qui m’a influencé.
En effet, avant de devenir entrepreneur à cent pour cent, j’ai été manager pendant plus de 10 ans. Et j’ai l’impression que, face à l’intelligence artificielle, je me retrouve à répliquer à peu près la même logique que j’utilisais au moment de recruter un nouveau collaborateur.
Quand tu évalues tes besoins de recrutement afin de renforcer ton équipe, tu ne te contentes pas de dire à un potentiel candidat « aide-moi un peu avec tout ».
Tu réfléchis précisément à trois choses :
- d’abord, les compétences. Qu’est-ce que cette personne doit savoir faire ? Pour une IA aujourd’hui, ça veut dire très concrètement : est-ce qu’elle a accès à certains outils, et est-ce qu’elle sait s’en servir, à quel point je peux lui faire confiance sur ses propres capacités ? Une IA cantonnée au chat, c’est un collaborateur à qui on interdit de toucher aux outils de l’entreprise. Elle peut réfléchir, mais elle ne peut rien exécuter.
- Ensuite, les activités. Qu’est-ce qui est concrètement attendu de cette personne ? Rédiger un script, structurer une présentation, écrire une ligne de code, gérer un agenda. Tant que ce périmètre reste flou, on est en train de sous-utiliser les compétences à notre disposition. Ce collaborateur risque de se tourner les pouces une grande partie de la journée.
- Et enfin, les processus. Il y a une infinité de manières de réaliser une activité donnée. Si tu dis juste “fais-le”, il y a d’énormes chances que le résultat ne te convienne pas. Donc, il est important d’expliciter comment tu veux que ce soit fait : quelles sont les étapes à suivre, quelles sont les contraintes ou les limites à ne pas franchir.
Voilà l’idée clé que je souhaite te partager : perso, je ne « discute » plus avec l’IA.
Je réfléchis comme si j’étais en train de recruter et structurer une équipe. Chaque collaborateur — même s’il est un processus qui tourne sur mon ordinateur ou sur un serveur distant, a des compétences, des activités et des processus à respecter.
Il ne s’agit pas juste d’une métaphore qui m’aide à regarder mes besoins.
C’est clairement la manière dont j’ai commencé à construire mes outils IA ces derniers mois.
Au lieu de me dire : « qu’est-ce que je peux lui demander« , je pense : « quel rôle est-ce que je suis en train de créer, avec quel périmètre, et selon quelles règles ?« .
Ce glissement change tout. Parce qu’une IA en mode chat, aussi puissante soit-elle, reste un cerveau sans les mains. Une IA à qui tu as donné des compétences, des activités et des processus clairs, elle, peut agir. Elle sait, et elle applique.
Et c’est là que je retrouve, à mon échelle du quotidien, le même sujet que j’ai analysé dans mes dernières vidéos. Il y a un fossé entre savoir et faire.
Comment profiter de ce que la technologie sait m’offrir aujourd’hui, pour augmenter de manière significative ma capacité à faire ?
Je te montre ce que ça donne, concrètement, à travers trois exemples.
L’IA et l’écriture de mes scripts
Le tout premier exemple, et tu l’as peut-être déjà deviné : c’est l’Intelligence Artificielle qui m’aide à la rédaction de mes scripts. Depuis quelques jours, elle m’aide aussi sur une partie du montage vidéo, mais c’est trop tôt pour te parler de cette partie montage.
Ce mode de fonctionnement a divisé par deux le temps dont j’ai besoin pour l’écriture. Si avant j’avais besoin d’environ 3 heures pour rédiger le contenu d’une vidéo de 15 minutes, désormais cela me prends environs 1 heure et démi.
Voici comment cela se décline concrètement :
- Compétences : l’outil d’IA a appris à connaître mon style, ma manière de structurer une vidéo, ma logique et mes valeurs. Ce n’est pas juste « écrire du texte », mais de l’écrire comme moi je le ferai, dans l’esprit de Mind Parachutes.
- Activités : m’aider à structurer un script, à exprimer les idées de la manière la plus pédagogique et claire possible. L’IA révise ce que j’ai écris pour me suggérer des améliorations au texte.
- Processus : d’abord, on discute ensemble pour choisir un sujet qui soit aligné avec la stratégie éditoriale de ma chaîne. Ensuite, on passe à la structure du texte : les idées principales à exposer, l’introduction et la conclusion, la taille relative de chaque partie. Puis il y a une première rédaction (que je réévalue en profondeur), et la relecture finale. Je révise et je retouche tout ce qui est proposé — rien n’est publié sans passer par mes yeux.
L’idée ce n’est pas de laisser l’IA écrire à ma place. Si c’était ça, autant arrêter de publier des vidéos. Mais elle m’aide à aller beaucoup plus vite à la rédaction du premier jet, et à la révision final.
La différence est subtile, mais elle change tout : le processus reste sous mon contrôle, l’exécution est simplement plus rapide.
Voilà l’idée clé : ce n’est pas l’IA qui remplace ma voix. C’est que le gain de temps que j’ai obtenu me permet de pérenniser l’activité de création de contenu
Mon collaborateur technique
Voici le deuxième exemple que, depuis environ 2 mois, est en train de me faire gagner un temps fou. J’ai créé un collaborateur technique, qui s’occupe de toutes les tâches techniques pour mon activité.
Par exemple, en deux semaines et sans savoir coder, j’ai réussi à automatiser tout le parcours de réservation d’une de mes clientes, Donatienne, qui dirige un centre équestre en Belgique.
De mon côté, je dois juste expliquer à l’IA ce que j’attends comme résultat. Et c’est elle qui a déterminé toutes les étapes du projet, et qui a codé les outils.
Voici comment s’applique le triptyque compétences / activités et processus dans ce cas de figure :
- Compétences : dans ce cas, j’ai décidé d’utiliser un logiciel IA, qui permet de créer des agents (il s’appelle Hermès). Cet outil sais structurer un projet informatique, générer du code, et interagir directement avec la plateforme que j’utilise pour la création de site web et des tunnels de vente.
- Activités : automatiser des parcours clients de bout en bout — prise de rendez-vous, paiement, rappels. Générer la documentation du projet. Tester que tout ce qui a été réalisé fonctionne correctement.
- Processus : définir précisément les étapes à respecter, m’indiquer précisement là où je dois prendre des décisions et faire des vérifications visuelles, suivre le plan d’action que nous avons défini au départ.
Voilà l’idée clé : désormais que l’IA peut agir directement dans mes propres outils, mon rôle devient beaucoup plus intéressant. Je n’ai plus besoin d’être celui qui sait faire et qui fait. Je peux juste être celui qui décide ce qui doit être fait.
Mon « directeur de cabinet »
Et comme dernier exemple, je veux te parler du « directeur de cabinet » que je me suis créé sur mesure. Je lui ai même donné un prénom : Serge 🙂
Directeur de cabinet a été mon dernier poste en entreprise avant de basculer à 100% dans l’entrepreneuriat. Je suis donc très sensible à la valeur que ce rôle peut apporter à un dirigeant : aide à clarifier les objectifs, assurer le suivi dans le temps, et éviter que les mille sollicitations finissent par éloigner de ce qui est essentiel.
En appliquant mon triptyque — compétences, activités, processus — voilà ce que j’ai construit :
- Compétences : la capacité à structurer une réflexion, à challenger mes priorités, à garder une vue d’ensemble sur mes différents projets sans se noyer dans le détail.
- Activités : m’aider à définir mes objectifs annuels, à les décliner en objectifs trimestriels, puis à organiser des revues hebdomadaires et quotidiennes pour vérifier que je reste aligné.
- Processus : une manière précise de mener ces revues — pas juste « comment ça va », mais des questions structurées qui m’obligent à être honnête sur ce qui avance et ce qui stagne. Consigner les décisions et les choix importants dans des documents de suivi, pour avoir une vraie traçabilité.
Le résultat, ce n’est pas un gadget de productivité de plus. C’est un système qui m’oblige à rester aligné avec ce que je me suis fixé, semaine après semaine, plutôt que de me laisser porter par l’urgence du moment.
Et je crois que c’est exactement là que la plupart des gens s’arrêtent trop tôt avec l’IA : ils lui demandent une fois de les aider à fixer un objectif, puis ils repartent seuls le vivre au quotidien. Sans processus, sans revue régulière, l’objectif reste une bonne intention de plus.
Voilà l’idée clé : un objectif sans processus de suivi, c’est une intention. Un objectif avec un processus de suivi, c’est un système.
Conclusion
Voilà, j’espère que mon partage d’expérience peut t’aider à utiliser l’IA pour qu’elle deviennent réellement un outil fondamental de ton développement personnel et professionnel.
Si jusqu’à il y a quelques mois l’IA était excellente pour te donner des réponses, désormais elle peut te donner des résultats.
Cette bascule n’attend pas ta permission — elle est déjà en cours, avec ou sans toi.
Je ne souhaite même pas répondre à la question « est-ce que je dois m’y mettre« . Ça, c’est une évidence.
C’est d’arrêter de discuter avec l’IA comme avec un moteur de recherche interactif. C’est de commencer à la voir comme un collaborateur, ou encore mieux : comme une équipe de collaborateurs, avec des compétences, des activités, et des processus clairs.
Un directeur de cabinet. Un agent qui automatise. Un assistant de rédaction. Ce ne sont pas des exemples réservés à mon métier. C’est une méthode que tu peux appliquer dès aujourd’hui, sur ton propre premier cas d’usage.
Alors commence. Un seul rôle, bien défini, vaut mieux que dix idées jamais lancées.
Et à très vite, pour de nouvelles idées !!!

